Mon métier, reconversion professionnelle…

Dimanche 25 Fèvrier 2018.

Bonjour à tous,

De l’eau mais pas que… (des rivières, des fleuves) ont coulé sous les ponts depuis mon dernier article. Je reconnais ne pas être assidue au blog, un peu par manque de temps, mais également car je ne me souvenais plus du mot de passe (on ne rit pas!) donc pas évident! Mais retournons à nos moutons… aussi dit, au titre de l’article. J’aurais aimé lire ce genre de choses lorsque j’ai emménagé en Italie en 2011. Je ne savais pas trop ce que je serais devenue, je suis titulaire d’un Baccalauréat professionnel en tant que Technicienne et conseillère de vente en produits horticoles et de jardinerie, mais ici des jardineries il y en a peu ou mieux, il y en a pas. Appart Leroy Merlin qui a un espace vert au premier étage du magasin, une petite serre, et un demi-rayon de produits phytosanitaires, avec maximum dix engrais différents, et encore en disant dix je suis gentille! J’ai donc commencé par chercher dans mon milieu professionnel, mais en vain. On m’a proposé des salaires misérables, dans certains cas on ne m’en a pas proposé du tout. J’ai décidé de tenter ma chance dans le tourisme, étant de langue maternelle Française, avec des notions d’Anglais et d’Espagnol, je finirais bien par trouver  un job intéressant dans lequel je pourrais me sentir utile. J’ai en attendant commencé par faire du baby-sitting pour environ 350 ou 400 euros par mois, c’était pas super mais je me contentais: après tout j’étais à Rome, avec l’amour de ma vie et je travaillais ces deux-trois heures par jour. Ici il faut savoir que le SMIC (salaire minimum fixe, plus précisemment Salaire Minimun de Croissance) n’existe pas, personne n’en a d’ailleurs jamais entendu parlé. Les semaines de vacances payées sont au nombre de quatre mais je ne connais pas d’entreprise qui respecte ça! Le taux de chomage a baissé grâce aux « contrats d’apprentissages » – contratti d’apprendistato, qui ne sont pas des contrats pour les jeunes lycéens suivants une formation en alternance comme en France, mais des contrats de trois ans réservés aux moins de 29 ans. Les entreprises qui stipulent ces contrats sont « privilégiées », ou en quelque sorte tutelées par l’Etat et payent peu de taxes.

Au bout d’un an et demi de baby-sitting, service notamment dû à des Français ou familles italo-françaises, j’ai reçu une offre de contrat d’apprentissage dans un magasin de souvenirs au coeur de Rome, derrière la Fontaine de Trévi. Une boutique de 200mq dans laquelle j’avais la possibilité de rencontrer et de converser avec des touristes du monde entier: Iran, Israel, Australie, Russie, Chine, Japon, Français également 🙂 mais aussi Argentine et Brésil. Et je suis tombée littéralement amoureuse de la langue Portugaise. J’ai donc participé à des cours de langue à l’Ambassade Brésilienne arrivant jusqu’au 4ème niveau. Il y avait tellement de concurrence dans le marché du souvenir que mon contrat n’a pas été renouvelé et l’entreprise a failli six mois plus tard. Il y a aujourd’hui une cave à bières, elle se situe toujours à Via poli 51.

Après quelques mois, j’ai répondu à une annonce genre: « Nous recherchons des enseignants de langue maternelle Français pour une crèche et école maternelle trilingue privée », j’ai tenté en pensant qu’il faudrait certainement posséder une licence et qu’on ne m’aurait jamais répondu et en fait, après deux entretiens et une période d’essai de deux semaines j’ai eu le bonheur de signer mon contrat d’apprentissage de 3 ans: aide-éducatrice de première enfance. Mon monde s’est transformé: de « faites-moi une petite réduction », « madame, votre reçu », à « maîtresse, j’ai finiiiii » hurlé depuis les toilettes ou « mon camarade m’a dit que mon dessin est moche ».

Ces  deux mondes différents me plaisent tout autant l’un comme l’autre, et il y a des milliards de métiers que j’aimerais faire: « traductrice », « interprète », « éleveuse de chats du Bengal » et oui une autre passion, « enseigner les langues dans des entreprises », « avocate », ou encore créer et diriger ma propre entreprise comme une pâtisserie, une crêperie typique Française, une fleuristerie, ou encore réceptionniste d’hôtellerie. Comme on dit ici: chi vivrà, vedrà!

A bientôt, promis.

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Auteur : coupdefoudrearome

En bref: Pauline | 24 ans | Française | Réside à Rome | Des montagnes de rêves dans les yeux.

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